« Un livre qui est sur votre liste des livres à lire depuis trop longtemps »

A book that’s been on your TBR list for way too long..

Il était une fois… Jakob Bronsky, jeune immigré juif, écrivain en devenir. Ce sont les années 50, Broadway, l’ère de l’American Dream… Qui semble ignorer les gens comme Jakob, les immigrés, ceux qui ont fuit le nazisme.
Jakob ne comprend pas l’Amérique dans laquelle il vivote. Ce qu’il comprend lui, c’est qu’il doit impérativement écrire et se soulager, sexuellement parlant. Et qu’entre petits boulots, rendez-vous foireux, rencontre avec des prostituées,  il doit finir les chapitres de son livre témoignage sur sa vie dans le ghetto : « LE BRANLEUR ».

Écrivain dans la misère, sexe à gogo, laissés pour compte, écriture drolatique… on pense immédiatement à Fante et Bukowski et on aurait tort de se priver. Egdar Hilsenrath se situe parfaitement entre les deux .edgar-hilsenrath-fuck-americam20702
D’Hilsenrath, j’avais lu « Le Nazi et le Barbier », livre dans lequel on suit Max, ancien SS qui pour sauver sa peau , se fait passer pour juif.
Sulfureux ? Ah, ça oui. Blindé d’humour noir ? Évidemment. Cela m’avait donné furieusement envie d’en lire d’autres. Et comme j’étais, tiens donc, dans une période Bukowski, c’est forcément « Fuck America » qui m’a fait de l’œil.
Hop, hop, hop, le voilà dans ma liste des livres-à-lire-en-toute-urgence.
Il aura fallu qu’on me mette dans les mains le dernier livre de l’auteur « Le retour au pays de Jossel Wasserman »  avec un « tu me diras ce que tu en penses, parce que tu vas voir, ça n’a rien à voir avec Fuck America«  pour que je me souvienne qu’il fallait absolument que je le lise. Depuis 3 ans.
C’est donc chose faite et ce fut un véritable bonheur. C’est typiquement le genre d’ouvrage dont on se dit « allez, encore une page et j’arrête » et qu’on arrête parce que soit c’est quand même déjà super tard, soit..parce que bêtement on l’a finit.
Le ton est cynique parfois, drôle souvent. On suit le narrateur dans ses souvenirs le plus souvent transformés, inventés. Même si le parcours de Bronsky ressemble furieusement à celui de l’auteur, ce n’est pas une biographie. C’est plutôt.. plutôt.. Ah, difficile à dire. D’ailleurs l’éditeur l’a soigneusement rangé dans la collection « OVNI ».
Voilà ce que cela a dû être à sa sortie, en 1980.
Allez, zou, courrez l’emprunter, courrez l’acheter (il est sorti en poche, également) !

Fuck America (les aveux de Bronsky)/ Edgar Hilsenrath, trad. par  Jörg Stickan. Ed. Tripode

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